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0052 — Charte rédactionnelle de la documentation (règles de relecture)

Les ADR 0013 (public non-expert, FR), 0025 (trois niveaux surface/profondeur/inline) et 0028 (doc vérifiable) fixent qui lit, à quel niveau et avec quelle fiabilité. Ils ne disent pas comment rédiger une page concrète.

Une relecture éditoriale complète de la documentation en ligne (grille page par page) a fait remonter des remarques récurrentes : sections sans introduction, termes non définis (git, framework, Node, pnpm, SAST/DAST, branche, pull request…), diagrammes parachutés, tableaux de statistiques désalignés ou inintelligibles (« 182 % de densité »), choix techniques énoncés mais non justifiés, contenu hors-sujet, compteurs faux (« 43 ADR » alors qu’il y en a 51). Ces remarques ne sont pas propres à une page : ce sont les mêmes défauts répétés.

Plutôt que de corriger 20 pages au cas par cas, on capitalise le principe : une charte rédactionnelle opposable, dérivée de ces remarques, applicable à toute la documentation existante et future. C’est l’objet de cet ADR. Il opérationnalise 0013/0025/0028 (le comment) sans les redéfinir.

Toute page de documentation respecte les huit règles ci-dessous. Elles sont la grille de relecture de référence : une page n’est « relue » que lorsqu’elle les satisfait toutes. Les règles mécanisables sont vérifiées par audit:docs ; les autres relèvent de la relecture humaine.

R1 — Toute section s’ouvre par une introduction

Section intitulée « R1 — Toute section s’ouvre par une introduction »

Chaque section (et chaque page) commence par un paragraphe qui dit quoi et pourquoi c’est important, avant tout diagramme, tableau ou liste. La barre de navigation de gauche comporte, par grande section, une entrée « Introduction » qui résume ce qui est développé et son intérêt. Corollaire : pas de section « Vue d’ensemble » réduite à un diagramme.

R2 — Tout terme spécialisé est défini à sa première apparition

Section intitulée « R2 — Tout terme spécialisé est défini à sa première apparition »

Aucun acronyme, outil ou concept non grand-public n’apparaît sans définition inline (ou lien vers le glossaire) : git, framework, JavaScript, TypeScript, Node.js, pnpm, branche, commit, push, pull request, SAST, DAST, CodeQL, Semgrep, rate-limiting… La définition vient à la première occurrence. Règle héritée et durcie de 0013/0025 (niveau surface).

R3 — Les diagrammes sont amenés, jamais parachutés

Section intitulée « R3 — Les diagrammes sont amenés, jamais parachutés »

Un diagramme/graphe est précédé d’une phrase qui dit ce qu’il montre et pourquoi on le regarde. Un diagramme spécifique à un paquet vit dans la page de ce paquet, pas dans une page transverse où il « arrive comme un cheveu sur la soupe ».

R4 — Les statistiques sont alignées, contextualisées, intelligibles

Section intitulée « R4 — Les statistiques sont alignées, contextualisées, intelligibles »

Tout tableau ou encart de statistiques est aligné (colonnes verticales) et chaque chiffre a un sens explicite : unité, définition, plage attendue. Une statistique qu’on ne sait pas interpréter (« 182 % de densité ») est soit explicitée, soit retirée. Les métriques dérivées du dépôt (lignes de code/doc, historique git) sont remises dans leur contexte (p. ex. rattachées à la carte des paquets).

R5 — Un choix technique est justifié, pas seulement énoncé

Section intitulée « R5 — Un choix technique est justifié, pas seulement énoncé »

Tout choix (langage, paradigme, outil, bibliothèque) expose pourquoi, contre quelles alternatives et à quel prix (avantages et inconvénients). Deux outils proches (p. ex. CodeQL vs Semgrep) sont différenciés. Le pourquoi durable et structurant relève d’un ADR ; la page le résume et y renvoie. Prolonge la règle « alternatives écartées » de 0025.

Le contenu hors-périmètre d’une page sort vers la bonne page (p. ex. les variables d’environnement d’un service n’ont rien à faire dans « Choix techniques » ; « Paquets racines » mérite sa page). Un sous-thème qui grossit devient sa propre page.

R7 — Le vocabulaire du flux git est unifié et explicite

Section intitulée « R7 — Le vocabulaire du flux git est unifié et explicite »

Les termes commit, push, branche, pull request, merge sont définis une fois (niveau surface) et employés de façon cohérente partout. Proscrire les formulations vagues type « fusion dans main » sans expliciter le flux sous-jacent.

R8 — Les artefacts numérotés sont exacts et nommés uniformément

Section intitulée « R8 — Les artefacts numérotés sont exacts et nommés uniformément »

Les compteurs (nombre d’ADR, d’audits, de plans) affichés dans les pages catalogue (index et parcours des décisions) sont exacts et tenus à jour — ailleurs, un sous-ensemble nommé (« six ADR de cadrage », instantané d’audit daté) reste légitime. ADR, audits et plans visent une convention de nommage homogène (audits et plans s’alignant sur le schéma numéroté des ADR). Mécanisé : audit:docs (contrôle W7) signale tout « N ADR » obsolète dans l’index et le parcours.

Accepted (2026-06-07). Opérationnalise 0013, 0025 et 0028 ; ne les remplace pas. Issue de la relecture éditoriale de la documentation en ligne (#341). S’applique à la documentation existante (relecture progressive page par page) et future (toute nouvelle page naît conforme).

Bénéfices. La relecture devient industrialisable : une grille unique, opposable, au lieu de 20 jugements ad hoc. Le lecteur néophyte n’est jamais bloqué par un terme non défini (R2) ni par un visuel sans contexte (R1, R3) ; le lecteur expert obtient des justifications, pas des affirmations (R5). Les chiffres deviennent fiables et interprétables (R4, R8).

Prix à payer. L’application à l’existant est un chantier (≈20 pages). R2/R5 alourdissent les pages courtes — à arbitrer par le niveau de lecture (0025) : une définition inline brève au niveau surface, le détail au niveau profondeur. Le risque de redondance (mêmes définitions répétées) se gère par le glossaire et des renvois, pas par la duplication non maîtrisée.

Garde-fous.

  • Mécanisable d’abord : audit:docs porte ce qui se vérifie sans jugement — exactitude des compteurs d’ADR des pages catalogue (R8, contrôle W7, livré ici), à terme la présence d’une intro de section (R1). Le reste reste de la relecture humaine.
  • Relecture progressive : on n’attend pas une passe « big bang » ; chaque page touchée pour une autre raison est mise en conformité au passage.
  • Réévaluation à la cadence d’audit transverse (ADR 0039).